Création d’un jardin éphémère au Cimetière du Bois de Vaux.
Le cimetière du Bois de Vaux a été créé en 1930. Le terrain est divisé en sections distribuées par un réseau d‘allées et étagées sur la colline dominant le lac....
Pour l‘édition 2000 du Festival de Jardins, la ville choisit d‘ouvrir des sections désaffectées du cimetière à la création de jardins éphémères. L‘intervention questionne le statut de cet espace, la gestion établie et les usages autorisés. Il questionne aussi la symbolique de l‘espace mortuaire dans une société où au delà de toute appartenance confessionnelle, le „devoir de mémoire" demeure une attitude partagée.
Ce jardin éphémère est une métaphore de la disparition et de l'attente, un intervalle de temps consacré par un triple effacement : de la structure, de la matière, de la couleur. Par le seul jeu des ombres et de la lumière, par l'absence de couleurs, la matière devient intangible, et le sentiment de la disparition et de l'attente plus intense.
La prairie sans couleur semée d'annuelles à floraison verte vient en négatif du cimetière où chaque tombe est une touche de couleur.
Les stèles suspendues, blanches, mates, translucides, reflètent et diffusent la lumière. Le jeu des ombres réalise une présence réelle mais intangible
Fiche Technique
| Maître d‘ouvrage : | Association du jardin urbain de la ville de Lausanne |
| Programme : | Réalisation d‘un jardin pour le festival international "Lausanne Jardins 2000“ |
| Mission : | Maîtrise d‘oeuvre |
| Coût : | 40 000 FCH |
| Maître d‘oeuvre : | Marion Talagrand – atelier de paysage et d’urbanisme avec Alice Brauns et Carine Bouvatier paysagistes. |
| Surface : | 2000 m2 |
| Calendrier : | Concours projet lauréat 1999 / Réalisation 2000 |
